تبليغاتX
زبان فرانسه

زبان فرانسه

…Il y a des mots qui pleurent et des larmes qui parlent

 

شبان تنها " اثر نانا موسکوری"
Nana Mouskouri - The Lonely Shepherd
download: 2.2mg)

Les exercices d'écoute

Alors qu'est-ce que c'est ?
play  audio 

C'est un mot, c'est un jeu 
C'est nouveau, c'est très vieux 
On en rit, on en pleure 
On en vit, on en meurt 
C'est gaulois, c'est romain 
C'est chinois, c'est germain 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
A l'école, la sentence 
En parole, en parlant 
Ephémère, éternelle 
C'est l'enfer ou le ciel 
En Marlène, en Margot 
En verlan, en argot 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est à toi, c'est à moi 
Et ça nous plaît 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est joli et ça porte pour moi un nom de fille 
C'est la vie et ça porte pour toi un nom d'enfant 
C'est plus fort que toutes les solitudes de la ville 
C'est encore ce qu'on a fait de mieux depuis longtemps 
C'est Juliette et Tristan 
Marinette et Adam 
Le serpent et la pomme 
Les souris et les hommes 
C'est Venise et Capri 
C'est Denise et Marie 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est le vent, c'est la gloire 
Le roman et l'histoire 
Cléopâtre et Bardot 
Henri IV et Ino 
C'est un mot, c'est un dieu 
C'est très beau, c'est par deux 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est à toi, c'est à moi 
Et on s'y plait 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est joli et ça porte pour moi un nom de fille 
C'est la vie et ça porte pour toi un nom d'enfant 
C'est plus fort que toutes les solitudes de la ville 
C'est encore ce qu'on a fait de mieux depuis longtemps 
 
 
 

Ahmad Shamlouo

 

(1925-2000)

 

Shamlu's Picture

 

 

Courte biographie

 

 

Ahmad Shamlou, considéré comme le plus grand poète contemporain iranien, est décédé le 24 juillet 2000, à l'âge de 75 ans des suites d'une longue maladie. Ahmad Chamlou, qui souffrait d'un cancer et de diabète, était hospitalisé depuis plusieurs semaines. Respecté par les intellectuels laïcs, Ahmad Chamlou a ouvert la littérature iranienne contemporaine

à la contestation politique.

A la révolution islamique en 1979, il était responsable de la revue Jom'éh (vendredi) dans laquelle il publiait des poèmes politiques, considérés par la critique comme des "cris contre la pauvreté et l'injustice". Paradoxalement, le poète qui se disait opposé aux symboles de l'ancienne Perse a commencé à les défendre après le triomphe de la révolution islamique

 Dans ses dernières années, affaibli et sans ressources, il vivait en reclus s'adonnant à l'opium. Très malade, il fut été amputé d'une jambe. Parmi ses recueils les plus connus figurent Ibrahim dans le feu", Fleurir dans la brume" et le jardin des miroirs

Shamlou, dont le maître spirituel était Nima Yushidj, fut l'une des figures les plus marquantes de la poésie iranienne contemporaine et aussi le traducteur en persan de Federico Garcia Lorca.

En ermitage près de Téhéran, Ahmed Chamlou, 74 ans, jouissait dans son pays d'une réputation comparable à celle du Victor Hugo des dernières années. Chamlou a élevée la poésie au rang d'une religion. Les Iraniens ont pour lui une telle ferveur qu'elle apparaît presque sacrée, rappelant celle que le peuple de Paris manifestait autrefois pour le Victor Hugo des dernières années. En Iran, on offre des poèmes de Chamlou à un amour, à un ami, pour un anniversaire. A Téhéran, ses livres occupent des rayons entiers dans les librairies.

***

 Principaux recueils

 "L'air frais" publié aux Éditions Nil - Téhéran - en 1957

 "Le jardin du miroir" publié aux Éditions Morvarid - Téhéran - en 1959

 "Aïda dans le miroir et Les instants et toujours" publiés aux Éditions Nil - Téhéran - en 1964

"Aïda arbre poignard et mémoire" publié aux Éditions Morvarid - Téhéran – 1965

 "Le Phénix dans la pluie" publié aux Éditions Nil - Téhéran - 1966

 "Les élégies de la terrestre" publié aux Éditions Amir Kabir - Téhéran - en 1969

 "S'épanouir dans le brouillard" publié aux Éditions Zamân - Téhéran - en 1970

 "Abraham dans le feu" publié aux Éditions Zamân - Téhéran - en 1973

 

 

POISSON

 

 

Je n'ai jamais senti mon cœur

Aussi rouge

Aussi brûlant

 

Qu'aujourd'hui:

 

Je sens

Aux pires moments de cette nuit,

Accoucheuse de la mort

Bouillir avec certitude

Mille et mille sources solaires

Dans mon cœur i

 

J'entends pousser,

 

Soudain,

Dans chaque recoin de se désert de désespoir

Mille et mille forêts verdoyantes.

 

 

O toi !

 

Foi égarée,

Poisson fugitif,

Se faufilant dans des étangs de miroirs communicants

Avec la magie de l'amour

Fais un chemin jusqu'à moi,

 

Lagune limpide.

 

Je pense que mes mains

N'ont jamais été

 

Si grandes

Si joyeuses:

 

Je sens qu'en mes yeux

Dans chaque goutte de larme ardente

Respire le soleil d'un hymne

S'élevant à l'infini

 

Je pense qu'à présent

Après chaque battement de cœur

Dans chacune de mes veines

Tintinnabulent des clochettes

Pour héler la caravane.

 

Nue, tel l'esprit de l'eau,

Elle arrive une nuit jusqu'à moi,

Deux poissons dans sa poitrine, miroir en main

Ses cheveux trempés, nattes emmêlées de mousse.

 

Je criai au seuil du désespoir:

" Oh, la foi retrouvée

je ne t'abandonnerai

Plus jamais ! "

 

 

The Fish

 

 

I don't suppose

my heart was ever

warm and red

like this before.

 

I sense that

 

in the worst moments of this black, death-feeding repast

a thousand thousand well-springs of sunlight,

stemming from certitude,

well up in my heart.

 

I sense, further, that

 

in every nook and cranny of this salt barrenness of despair

a thousand thousand joy forests,

stemming from the soil,

are suddenly springing.

 

Oh, lost certitude, oh, sea-creature

 

fleeing in the concentric,

 

shivering,

 

mirroring pools,

 

I am the clear pool:

 

mesmerized by love,

search out a path for me

among the mirror pools.

 

I don't think

my hand was ever

strong and alive

like this, before.

 

I sense that

 

at the flow of blood-red tears in my eyes

a duskless sun pours forth a song.

 

I sense that

 

in my every vein,

in time with my every heart beat,

the warning bell of a departing caravan tolls.

 

She, bare, came

 

one evening

through the door

like the soul of water.

 

At her breast

two fish

In her hand a mirror

Her wet hair,

 

moss fragrance, intertwined moss.

 

On the threshold of despair,

I bellowed: Ah, oh retrieved certitude.

 

I won't put you again aside.

 

 

ماهي

 

من فكر مي كنم

هرگز نبوده قلب من

اين گونه

گرم و سرخ:

 

احساس مي كنم

در بدترين دقايق اين شام مرگزاي

چندين هزار چشمه خورشيد

در دلم

مي جوشد از يقين؛

احساس مي كنم

در هر كنار و گوشه اين شوره زار ياس

چندين هزار جنگل شاداب

ناگهان

مي رويد از زمين.

***

آه اي يقين گمشده، اي ماهي گريز

در بركه هاي آينه لغزيده تو به تو!

من آبگير صافيم، اينك! به سحر عشق؛

از بركه هاي آينه راهي به من بجو!

***

من فكر مي كنم

هرگز نبوده

دست من

اين سان بزرگ و شاد:

احساس مي كنم

در چشم من

به آبشر اشك سرخگون

خورشيد بي غروب سرودي كشد نفس؛

 

احساس مي كنم

در هر رگم

به تپش قلب من

كنون

بيدار باش قافله ئي مي زند جرس.

***

آمد شبي برهنه ام از در

چو روح آب

در سينه اش دو ماهي و در دستش آينه

گيسوي خيس او خزه بو، چون خزه به هم.

 

من بانگ بر گشيدم از آستان ياس:

(( - آه اي يقين يافته، بازت نمي نهم! ))

 

 

شعری از احمد شاملو با صدای شاعر 

 

 

 

+ نوشته شده در  جمعه سی ام دی 1384ساعت 4:24  توسط  قنبری  | 

 

 

 

Aranjuez, mon amour

  anos60. franca/amour.

 

 

 

Aranjuez, mon amour

 

 

Mon amour, sur l'eau des fontaines, mon amour

Ou le vent les amènent, mon amour

Le soir tombé, qu'on voit flotté

Des pétales de roses

 

Mon amour et des murs se gercent mon amour

Au soleil au vent à l'averse et aux années qui vont passant

Depuis le matin de mai qu'ils sont venus

Et quand chantant, soudain ils ont écrit sur les murs du bout de leur fusil

De bien étranges choses

 

Mon amour, le rosier suit les traces, mon amour

Sur le mur et enlace, mon amour

Leurs noms gravés et chaque été

D'un beau rouge sont les roses

 

Mon amour, sèche les fontaines, mon amour

Au soleil au vent de la plaine et aux années qui vont passant

Depuis le matin de mai qu'il sont venus

La fleur au coeur, les pieds nus, le pas lent

Et les yeux éclairés d'un étrange sourire

 

Et sur ce mur lorsque le soir descend

On croirait voir des taches de sang

Ce ne sont que des roses !

Aranjuez, mon amour

 

 

 

Aranjuez, my love

 

 

My love, on the water of the fountains, my love

Or the wind bring them, my love

The fallen evening, which one sees floated

Petals of pinks

 

My love and of the walls gercent my love

With the sun with the wind with the downpour and the years which go passer by

Since the morning of May that they came

And when singing, suddenly they wrote on the walls of the end of their rifle

Quite strange things

 

My love, the rose tree follows the traces, my love

On the wall and intertwines, my love

Their engraved names and each summer

Of a beautiful red are the pinks

 

My love, dries the fountains, my love

With the sun with the wind of the plain and the years which go passer by

Since the morning of May that it came

The flower in the heart, feet naked, the slow step

And enlightened eyes of a strange smile

 

And on this wall when the evening goes down

One would believe to see bloodstains

They are only pinks!

Aranjuez, my love

 

 

 

 

عشق من!

بر آب چشمه ساران

آن گاه که بــــاد آن ها را با خود می آورد

شباهنگـــام گل های سرخ پرپر شده را

شناور بر روی آب می بینیم.

 

عشق من!

و دیوار ها شکافته می شوند

در برابر آفتاب، رویاروی بـــاد و رگبــــار

و در برابر سالیانی که شتابان می روند

از بامداد ماه مه که آن ها آمدند

و آنگاه که آنان سرود خوانان به ناگاه بر روی دیوارهای آماج تیر باران شان

از چیز هایی بسیار شگفت نوشتند.

 

عشق من!

بوته ی گل سرخ رد پا ها رابر روی دیوار پی می گیرد

و نام های نقش بسته ی آن ها را به هم می تند

و هر تابستان از شدت سرخی گل های سرخ خواهد رست.

 

عشق من!

چشمه ها را خشک کن

در برابر آفتاب ، رویاروی بـــادهای دشت و در طول سالیانی که شتابان می گذرند

از بامداد ماه مه که آن ها گل بر سینه ،با پاهایی برهنه و گامی آهسته آمدند

و با چشمانی درخشنده از لبخندی شگفت .

 

و بر این دیوار آنگاه که شب به پایان می رسد

گمان می کنیم که لکه های خونی را ببینیم ،

که جز گل های سرخ نیستند.

 

آرانکوئز ! عشق من!

 

 

 

 

 

 

Interview with God

 

 

Interview avec Dieu

 

 

 

 

 

 

  

+ نوشته شده در  سه شنبه بیستم دی 1384ساعت 9:22  توسط  قنبری  | 


 

L'histoire d'un amour

Dalida


Mon histoire c'est l'histoire d'un amour
Ma complainte c'est la plainte de deux cœurs
Un roman comme tant d'autres
Qui pourrait etre le votre
Gens d'ici ou bien d'ailleurs

C'est la flamme qui enflamme sans bruler
C'est le reve que l'on reve sans dormir
Comme un arbre qui se dresse
Plein de force et de tendresse
Vers le jour qui va venir

C'est l'histoire d'un amour, éternel et banal
Qui apporte chaque jour tout le bien tout le mal
Avec l'heure où l'on s'enlace, celle où l'on se dit adieu
Avec les soirees d'angoisse et les matins merveilleux

Mon histoire c'est l'histoire qu'on connait
Ceux qui s'aiment jouent la même je le sais
Et tragique ou bien profonde
C'est la seule chanson du monde
Qui ne finira jamais.

C'est l'histoire d'un amour
Qui apporte chaque jour tout le bien tout le mal
Avec l'heure ou l'on s'enlace celle ou l'on se dit adieux
Avec des soirées d'angoisse et les matins merveilleux

Mon histoire c'est l'histoire qu'on connaît
Ceux qui s'aiment jouent la même je le sais
Mais naïve ou bien profonde
C'est la seule chanson du monde
Qui ne finira jamais
C'est l'histoire d'un amour

History of a love


 

My history it is the history of a love
My lament it is the complaint of two c?urs
A novel like so much of others
Who could be it your
People from here or besides

It is the flame which ignites without bruler
It is the reve which one reve without sleeping
As a tree which is drawn up
Full with force and tenderness
About the day which will come

It is the history of a love, eternal and banal
Who brings each day all the good all the evil
With the hour when one intertwines, that where good-bye is said
With the evenings of anguish and the mornings marvellous

My history it is the history which one connait
Those which like play the same one I know it
And tragedy or deep
It is the only song of the world
Who will never finish.

It is the history of a love
Who brings each day all the good all the evil
With the hour or one intertwines that or one says good-byes
With evenings of anguish and the mornings marvellous

My history it is the history which one knows
Those which like play the same one I know it
But naive or deep
It is the only song of the world
Who will never finish
It is the history of a love
 

Download

+ نوشته شده در  پنجشنبه پانزدهم دی 1384ساعت 18:28  توسط  قنبری  | 

 
Enivrez-vous
 
 
 
 
Il faut être toujours ivre.
Tout est là:
c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir
l'horrible fardeau du Temps
qui brise vos épaules
et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi?
De vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise.
Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois,
sur les marches d'un palais,
sur l'herbe verte d'un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre,
vous vous réveillez,
l'ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent,
à la vague,
à l'étoile,
à l'oiseau,
à l'horloge,
à tout ce qui fuit,
à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule,
à tout ce qui chante,
à tout ce qui parle,
demandez quelle heure il est;
et le vent,
la vague,
l'étoile,
l'oiseau,
l'horloge,
vous répondront:
"Il est l'heure de s'enivrer!
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps,
enivrez-vous;
enivrez-vous sans cesse!
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."
 
 

مست شوید

 

باید همیشه مست بود.

همه چیز در این است ؛

یگانه مطلب اینست  .

تا بار هولناک زمان را

که شانه های شما را در هم می شکند

پشت شما را خم می کند ، احساس نکنید

باید همواره مست باشید.

اما از چه ؟

 

از شراب ، از شعر، از تقوی، هر گونه دلخواه شماست

مست شوید.

و اگر گاهی،

بر پلکان قصری،

یا بر علف سبز گودالی،

یا در غربت اندوهبار اطاقتان،

بیدار شدید

و دیدید که مستی کاهش یافته یا از سر تان پریده،

بپرسید: از باد،

از موج ،

از ستاره،

از پرنده،

از ساعت،

از هر چه می گریزد،

از هر چه می نالد،

از هر چه میچرخد،

از هر چه سرود می خواند،

از هر چه سخن می گوید،

بپرسید چه وقت است ؟

و باد،

موج،

ستاره ،

پرنده،

ساعت،

به شما پاسخ خواهند داد:

   » وقت آنست که مست شوید!

برای آنکه برده ذلیل زمان نباشید،

مست شوید،

پیوسته مست شوید!

از شراب،

از شعر،

یا از تقوی،

هر گونه دلخواه شماست . «

Download


Le tableau de la paix

 

Il y avait une fois un roi qui avait offert un prix à l'artiste qui
peindrait le plus beau tableau représentant la paix. Beaucoup d'artistes
essayèrent.
Le roi regarda tous les tableaux, mais deux seulement lui plurent vraiment
et il dut choisir entre les deux

.
Le premier tableau représentait un lac calme. Le lac était un miroir parfait,
et de hautes montagnes harmonieuses l'entouraient. Le ciel était tout bleu
avec des nuages blancs et cotonneux. Tous ceux qui virent ce tableau
pensaient qu'il était une parfaite représentation de la paix.
L'autre tableau comportait également des montagnes. Mais ces montagnes étaient abruptes et rocailleuses. Il y avait par-dessus un sombre ciel de pluie traversé d'éclairs. A côté de la montagne coulait une cascade écumeuse. Ce n'était pas du tout un paysage de paix mais lorsque le roi le regarda, il vit derrière la cascade un tout petit buisson qui poussait dans une crevasse. Dans le buisson, une maman oiseau avait construit son nid. Là, au milieu du bouillonnement de l'eau écumeuse, la maman oiseau reposait dans son nid... la paix absolue.
Quel tableau, croyez-vous, remporta le prix?
Le roi choisit le second tableau.
Savez-vous pourquoi?
Parce que, expliqua le roi, la paix ne signifie pas être à un endroit où il
n'y a aucun bruit, aucun problème, aucune difficulté.
La paix signifie être au milieu de toutes ces choses et malgré tout être
calme dans votre cœur.
C'est ça, le vrai sens de la paix...

 

+ نوشته شده در  پنجشنبه پانزدهم دی 1384ساعت 16:43  توسط  قنبری  |