
شانسون "LE MER" به صورت فلاش
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برنامه فارسي
راديو بين المللي فرانسه
Radio France International
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Guy de Maupassant
LA DOT
Personne ne s'étonna du mariage de maître Simon Lebrument avec Mlle Jeanne Cordier. Maître Lebrument venait d'acheter l'étude de notaire de maître Papillon ; il fallait, bien entendu, de l'argent pour la payer ; et Mlle Jeanne Cordier avait trois cent mille francs liquides, en billets de banque et en titres au porteur. Maître Lebrument était un beau garçon, qui avait du chic, un chic notaire, un chic province, mais enfin du chic, ce qui était rare à Boutigny-le-Rebours.
Mlle Cordier avait de la grâce et de la fraîcheur, de la grâce un peu gauche et de la fraîcheur un peu fagotée ; mais c'était, en somme, une belle fille désirable et fêtable.
La cérémonie d'épousailles mit tout Boutigny sens dessus dessous.
On admira
Il fut charmant, ce tête-à-tête, maître Lebrument ayant su apporter dans ses premiers rapports avec sa femme une adresse, une délicatesse et un à-propos remarquables. Il avait pris pour devise : "Tout vient à point à qui sait attendre." Il sut être en même temps patient et énergique. Le succès fut rapide et complet.
Au bout de quatre jours, Mme Lebrument adorait son mari.
Elle ne pouvait plus se passer de lui, il fallait qu'elle l'eût tout le jour près d'elle pour le caresser, l'embrasser lui tripoter les mains, la barbe, le nez, etc. Elle s'asseyait sur ses genoux, et, le prenant par les oreilles, elle disait : "Ouvre la bouche et ferme les yeux." Il ouvrait la bouche avec confiance, fermait les yeux à moitié, et il recevait un bon baiser bien tendre, bien long, qui lui faisait passer de grands frissons dans le dos. Et à son tour il n'avait pas assez de caresses, pas assez de lèvres, pas assez de mains, pas assez de toute sa personne pour fêter sa femme du matin au soir et du soir au matin.
Une fois la première semaine écoulée, il dit à sa jeune compagne :
"Si tu veux, nous partirons pour
"Oh ! oui, oh ! oui, allons-y le plus tôt possible." Il reprit :
"Et puis, comme il ne faut rien oublier, préviens ton père de tenir ta dot toute prête ; je l'emporterai avec nous et je paierai par la même occasion maître Papillon." Elle prononça :
"Je le lui dirai demain matin." Et il la saisit dans ses bras pour recommencer le petit jeu de tendresse qu'elle aimait tant, depuis huit jours.
Le mardi suivant, le beau-père et la belle-mère accompagnèrent à la gare leur fille et leur gendre qui partaient pour la capitale.
Le beau-père disait :
"Je vous jure que c'est imprudent d'emporter tant d'argent dans votre portefeuille." Et le jeune notaire souriait.
"Ne vous inquiétez de rien, beau-papa, j'ai l'habitude de ces choses-là. vous comprenez que, dans ma profession, il m'arrive quelquefois d'avoir près d'un million sur moi. De cette façon, au moins, nous évitons un tas de formalités et un tas de retards. Ne vous inquiétez de rien."
L'employé criait :
"Les voyageurs pour
Lebrument murmura à l'oreille de sa femme :
"C'est ennuyeux, je ne pourrai pas fumer". Elle répondit tout bas :
"Moi aussi, ça m'ennuie bien, mais ça n'est pas à cause de ton cigare." Le train siffla et partit. Le trajet dura une heure, pendant laquelle ils ne dirent pas grand-chose, car les deux vieilles dames ne dormaient point.
Dès qu'ils furent dans la cour de la gare Saint-Lazare, maître Lebrument dit à sa femme :
"Si tu veux, ma chérie, nous allons d'abord déjeuner au boulevard ; puis nous reviendrons tranquillement chercher notre malle pour la porter à l'hôtel." Elle y consentit tout de suite :
"Oh oui, allons déjeuner au restaurant. Est-ce loin ?" Il reprit :
"Oui, un peu loin, mais nous allons prendre l'omnibus." Elle s'étonna :
"Pourquoi ne prenons-nous pas un fiacre ?
Il se mit à la gronder en souriant :
"C'est comme ça que tu es économe, un fiacre pour cinq minutes de route, six sous par minute, tu ne te priverais de rien.
- C'est vrai", dit-elle, un peu confuse.
Un gros omnibus passait, au trot des trois chevaux. Lebrument cria :
"Conducteur ! eh ! conducteur !" La lourde voiture s'arrêta. Et le jeune notaire, poussant sa femme, lui dit, très vite :
"Monte dans l'intérieur moi, je grimpe dessus pour fumer au moins une cigarette avant mon déjeuner". Elle n'eut pas le temps de répondre ; le conducteur, qui l'avait saisie par le bras pour l'aider à escalader le marchepied, la précipita dans sa voiture, et elle tomba, effarée, sur une banquette, regardant avec stupeur par la vitre de derrière, les pieds de son mari qui grimpait sur l'impériale.
Et elle demeura immobile entre un gros monsieur qui sentait la pipe et une vieille femme qui sentait le chien.
Tous les autres voyageurs, alignés et muets - un garçon épicier une ouvrière, un sergent d'infanterie, un monsieur à lunettes d'or coiffé d'un chapeau de soie aux bords énormes et relevés comme des gouttières, deux dames à l'air important et grincheux, qui semblaient dire par leur attitude : "Nous sommes ici, mais nous valons mieux que ça", deux bonnes soeurs, une fille en cheveux et un croque-mort, avaient l'air d'une collection de caricatures, d'un musée des grotesques, d'une série de charges de la face humaine, semblables à ces rangées de pantins comiques qu'on abat, dans les foires, avec des balles.
Les cahots de la voiture ballottaient un peu leurs têtes, les secouaient, faisaient trembloter la peau flasque des joues ; et, la trépidation des roues les abrutissant, ils semblaient idiots et endormis.
La jeune femme demeurait inerte :
"Pourquoi n'est-il pas venu avec moi ?" se disait-elle. Une tristesse vague l'oppressait. Il aurait bien pu, vraiment, se priver de cette cigarette.
Les bonnes soeurs firent signe d'arrêter, puis elles sortirent l'une devant l'autre, répandant une odeur fade de vieille jupe.
On repartit, puis on s'arrêta de nouveau. Et une cuisinière monta, rouge, essoufflée. Elle s'assit et posa sur ses genoux son panier aux provisions. Une forte senteur d'eau de vaisselle se répandit dans l'omnibus.
"C'est plus loin que je n'aurais cru", pensait Jeanne.
Le croque-mort s'en alla et fut remplacé par un cocher qui fleurait l'écurie. La fille en cheveux eut pour successeur un commissionnaire dont les pieds exhalaient le parfum de ses courses.
La notairesse se sentait mal à l'aise, écoeurée, prête à pleurer sans savoir pourquoi.
D'autres personnes descendirent, d'autres montèrent. L'omnibus allait toujours par les interminables rues, s'arrêtait aux stations, se remettait en route.
"Comme c'est loin ! se disait Jeanne. Pourvu qu'il n'ait pas eu une distraction, qu'il ne soit pas endormi ! Il s'est bien fatigué depuis quelques jours." Peu à peu tous les voyageurs s'en allaient. Elle resta seule, toute seule. Le conducteur cria :
"Vaugirard !"
Comme elle ne bougeait point, il répéta :
"Vaugirard !"
Elle le regarda, comprenant que ce mot s'adressait à elle, puisqu'elle n'avait plus de voisins. L'homme dit, pour la troisième fois :
"Vaugirard !"
Alors elle demanda :
"Où sommes-nous ?"
Il répondit d'un ton bourru :
"Nous sommes à Vaugirard, parbleu, voilà vingt fois que je le crie.
- Est-ce loin du boulevard ? dit-elle.
- Quel boulevard ?
- Mais le boulevard des Italiens.
- Il y a beau temps qu'il est passé !
- Ah ! voulez-vous bien prévenir mon mari ?
- Votre mari ? Où ça ?
- Mais sur l'impériale.
- Sur l'impériale ! v'là longtemps qu'il n'y a plus personne." Elle eut un geste de terreur.
"Comment ça ? Ce n'est pas possible. Il est monté avec moi.
Regardez bien ; il doit y être !" Le conducteur devenait grossier :
"Allons, la p'tite, assez causé, un homme de perdu, dix de retrouvés. Décanillez, c'est fini. Vous en trouverez un autre dans la rue." Des larmes lui montaient aux yeux, elle insista :
"Mais, monsieur vous vous trompez, je vous assure que vous vous trompez. Il avait un gros portefeuille sous le bras."
L'employé se mit à rire :
"Un gros portefeuille. Ah ! oui, il est descendu à la Madeleine.
C'est égal, il vous a bien lâchée, ah ! ah ! ah !..." La voiture s'était arrêtée. Elle en sortit, et regarda, malgré elle, d'un mouvement instinctif de l'oeil, sur le toit de l'omnibus. Il était totalement désert.
Alors elle se mit à pleurer et tout haut, sans songer qu'on l'écoutait et qu'on la regardait, elle prononça :
"Qu'est-ce que je vais devenir ?"
L'inspecteur du bureau s'approcha :
"Qu'y a-t-il ?"
Le conducteur répondit d'un ton goguenard :
"C'est une dame que son époux a lâchée en route."
L'autre reprit :
"Bon, ce n'est rien, occupez-vous de votre service."
Et il tourna les talons.
Alors, elle se mit à marcher devant elle, trop effarée, trop affolée pour comprendre elle-même ce qui lui arrivait. Où allait-elle aller ? Qu'allait-elle faire ? Que lui était-il arrivé à lui ? D'où venaient une pareille erreur un pareil oubli, une pareille méprise, une si incroyable distraction ? Elle avait deux francs dans sa poche. A qui s'adresser ? Et, tout d'un coup, le souvenir lui vint de son cousin Barral, sous-chef de bureau à la Marine.
Elle possédait juste de quoi payer la course du fiacre ; elle se fit conduire chez lui. Et elle le rencontra comme il partait pour son ministère. Il portait, ainsi que Lebrument, un gros portefeuille sous le bras.
Elle s'élança de sa voiture.
"Henry !" cria-t-elle.
Il s'arrêta, stupéfait :
"Jeanne ?... ici ?... toute seule ?... Que faites-vous, d'où venez-vous ?"
Elle balbutia, les yeux pleins de larmes.
"Mon mari s'est perdu tout à l'heure.
- Perdu, où ça ?
- Sur un omnibus.
- Sur un omnibus ?... Oh !..." Et elle lui conta en pleurant son aventure.
Il l'écoutait, réfléchissant. Il demanda :
"Ce matin, il avait la tête bien calme ?
- Oui.
- Bon. Avait-il beaucoup d'argent sur lui ?
- Oui, il portait ma dot.
- Votre dot ?... tout entière ?
- Tout entière... pour payer son étude tantôt.
- Eh bien, ma chère cousine, votre mari, à l'heure qu'il est, doit filer sur la Belgique." Elle ne comprenait pas encore. Elle bégayait.
"... Mon mari... vous dites ?...
- Je dis qu'il a raflé votre... votre capital... et voilà tout." Elle restait debout, suffoquée, murmurant :
"Alors c'est... c'est... c'est un misérable !..." Puis, défaillant d'émotion, elle tomba sur le gilet de son cousin, en sanglotant.
Comme on s'arrêtait pour les regarder, il la poussa, tout doucement, sous l'entrée de sa maison, et, la soutenant par la taille, il lui fit monter son escalier et comme sa bonne interdite ouvrait
"Sophie, courez au restaurant chercher un déjeuner pour deux personnes. Je n'irai pas au ministère aujourd'hui."
9 septembre 1884
جهیزیه
اثر: دو مو پاسان
کسی با ازدواج ارباب سیمون لابر ومان و دوشیزه ژن کواردیه تعجب نکرده و دچار بهت و حیرت نشد. ارباب لامبرومان به تازگی دفتر وکالت ارباب پاپیون را خریده بود، و بایستی پول آن را پرداخت می کرد ، و دوشیزه کواردیه سیصد هزار فرانک پول به صورت حساب بانکی و سهام داشت.
ارباب لابرومان جوانی زیبا بود که به سر و وضع ظاهریش هم می رسید او یک شهرستانی خوش تیپ بود اوسر دفتری شیک و خوش قیافه بود او با وجود شیکی و خوش ظاهری خیلی زرنگ وزیرک بود امری که در "بوتنی-لو- روبور بسیار نادر وکمیاب بود.
دوشیزه کواردیه زیبایی و طراوتی جزئی داشت که زیاد چشمگیر نبود در مجموع ، دختری زیبا ،دلخواه وعیاش بود.
مراسم ازدواج آنها در "بوتنی "زبانزد عام شد.
مردم زوج جوان را که در خلوت به خوشی مشغول بودند و کمتر در انظار ظاهر می شدند تحسین می کردند.آنها پس از چند روز خلوت و تنهایی تصمیم داشتند که فقط یک سفر کوتاه به پاریس داشته باشند.
این خلوت آنها خیلی دل انگیز بود ارباب لابرومان مدانست که چطور با نرمی و ملایمت و مهارت و ظرافت رفتار کند تا توجه او را به خود جلب کند شعار ارباب لابرومان این بود که " گر صبر کنی ز غوره حلوا سازی ". او همزمان صبور و پر انرژی بود و همین امر راه موفقیت را هموار می کرد.
بعد از چهار روز خانم لابرومان همسرش را همچنان دوست داشت نمی توانست دوری او را تحمل کند شوهرش می بایستی همواره در کنار او باشد تا او بتواند نوازشش کند.با انگشتان،ریش ،بینی و سایر اعضای بدنش بازی کند و او را در آغوش بکشد.زن روی زانوان مرد می نشست و گوش او را نوازش می کرد. به شوهرش می گفت : چشمانت را ببند و دهانت را باز کن" و مرد دهانش را می بست و چشمانش را نیم بسته نگه می داشت و بوسه ای شیرین ،گرم و طولانی دریافت می کرد که تا ستون فقراتش را به لرزه در می آورد.اما مرد در عوض ان همه نوازشها ،بوسه ها و محبتهای زن، شب تا صبح و صبح تا شب حرکتی برای خوشنود کردن زن انجام نمیداد.
پس از گذشت یک هفته ،مرد به زنش گفت:
موافق هستی تا سه شنبه آینده به پاریس برویم و آنجا مثل عشاق جوانی که ازدواج نکرده اند به رستورانها ،سالن های نمایش و به کافه کنسرتها برویم و همه جا و همه جا...
زن از خوشحالی بالا پرید و گفت: اوه!بله ،اوه بله، هر چه زودتر که ممکن باشد این کار را بکنیم!
مرد افزود: از انجا که نباید چیزی را از یاد ببریم بهتر است که به پدرت بگویی تا جهزیه را آماده کند تا آن را هم با خودمان ببریم واز فرصت استفاده کنیم و پول ارباب پاپیون را پرداخت کنیم.
زن در حالی که دستان شوهرش را گرفت تا آن نوازشهای احمقانه ای که هشت روز بود که انجام می داد شروع کند گفت: خیلی خوب ،همین فردا به پدرم می گویم.
سه شنبه بعد پدر و مادر عروس،دختر و دامادشان را که راهی پایتخت بودند تا ایستگاه راه آهن بدرقه کردند.
پدر عروس گفت:به خدا قسم می خورم که بردن این همه پول در یک کیف دستی کار اشتباهی است!
دفتر دار جوان لبخند زد و گفت: شما نگران نباشید من به این کار عادت دارم شما حتما می دانید که لازمه شغل من این است که گاهی یک میلیون همراه خودم داشته باشم و به این صورت از تشریفات اداری زمان تلف کن می گریزم.پس شما نگران هیچی نباشید.
در این زمان کارمند راه آهن فریاد زد:
مسافرین پاریس هرچه زودتر سوار شوند.
زن وشوهر وارد کوپه ای شدند که دو تا پیرزن در آن نشسته بودند.
لابرومان در گوش زنش پچ پچ کرد و گفت :کسل کننده است من نمیتوانم سیگار بکشم.
زن به آرامی پاسخ داد من هم همینطور . اما دلایل ما با هم فرق دارد.
سوت قطار برخاست و شروع به حرکت کرد یک ساعتی در حرکت بودند اما با هم هیچ حرفی نزدند چون پیر زن ها هنوز بیدار بئدند.
به محض رسیدن به ایستگاه لازارو مرد به زنش گفت : عزیزم موافق هستی که اول به بولوار برویم و یک صبحانه مفصل بخوریم و بعد برگردیم و با خیال راحت اسبابها را به هتل ببریم
زن فورا موافقت کرد و گفت :اوه خیلی خوب است برویم و صبحانه را در رستوران بخوریم. بعد افزود :رستوران خیلی دور است؟
مرد پاسخ داد کمی دور است اما ما با اتوبوس می رویم.
زن تعجب کرد و گفت چرا کالسکه نمی گیری
شوهر لبخند سر زنش آمیزی زد و گفت : اینجوری می خواهی برای من صرفه جویی کنی! یک کالسکه برای پنج دقیقه راه،برای هر دقیقه راه شش سو می گیرد تو نمی توانی صرفنظر کنی؟
زن با آشفتگی پاسخ داد که تو راست می گویی!
یک اتوبوس بزرگ که سه اسب آن را می کشید از آنجا رد شد مرد فریاد زد راننده ! اهای راننده!!
ماشین سنگین ایستاد و مرد زنش را به داخل هل داد و با عجله گفت:برو تو من می روم بالای ماشین تا حداقل قبل از ناهار یک سیگار بکشم.
زن فرصت نداشت تا جوابی بدهد مرد راننده که زیر بازوی او را گرفته بود او را به داخل هل داد زن با شگفتی روی صندلی نشت و از شیشه عقب پاهای شوهرش را دید که داشت به بالای اتوبوس می رفت.
وبدون حرکت بین یک پیرمرد چاق که بوی پیپ میداد ویک پیر زن که بوی سگ می داد بدون حرکت نشست
سایر مسافرها ساکت و به ردیف،یک بقال جوان ،یک کارگر،یک سر باز پیاده نظام،مردی با عینکهای دسته طلایی و کلاهی که شبیه ناودان بود و دو زن بد اخلاق که گویی با رفتارش می خواستند بگویند " درسته که ما اینجا هستیم اما شان ما بالاتر از اینهاست!" دو خواهر راهبه ،یک دختر سر برهنه و یک نعش کش، به یک مجموعه کاریکاتور در یک نمایشگاه نقاشی شبیه بودند یک ردیف آدم مضحک که شبیه مترسکهای بودند که بچه در بازار به سویشان توپ پرتاب می کردند.!
با تکان درشکه سرشان به این سو آنسو حرکت می کرد و گوشهایشان می لرزید و دست انداز های راه آنها را گیج کرده بود و خرف و منگ بنظر می رسیدند.
زن جوان بی حرکت از خودش می پرسید:
پس چرا با من نیامد ؟ اندوهی جانکاه او را فرا گرفت. واقعا او نمی توانست از کشیدن سیگار منصرف شود.
دو خواهر راهبه فریاد زدندند که می خواهند پیاده شوند،یکی بعد از دیگری از اتوبوس پیاده شدند بوی نای دامنهای کهنه شان بر جای ماند.
اتوبوس دوباره حرکت کرد و مجددا توقف کرد ویک زن آشپز با صورتی سرخ نفس نفس زنان سوار شد نشست در حالی که یک سبد مواد غذایی را رون پاهایش گذاشت بوی مطبوعی از سبد برخاست.
زن با خود اندیشید ،فکر نمی کردم که اینقدر دور باشد!
نعش کش هم پیاده شد و بجای او یک سورچی سوار شد که بوی اسطبل می داد.بجای دختران یک سوار کار بالا آمد که بوی پاهایش رایحه میدان اسبدوانی را در اتوبوس منتشر کرد.
زن دفتردار دلش گرفته بودن چون احساس خوبی نداشت بدون دلیل خاصی می خواست زیر گریه بزند.
گروهی از مسافران پیاده شدند و گروه دیگری سوار شدنداتوبوس از خیابانهای زیادی گذشت در ایستگاها توقف می کرد و سپس به راهش ادامه می داد
زن با خودش می گفت: چقدر دور است !..نکند مسخره بازی در آورده باشد.یا شاید هم خوابیده باشد آخر چند روز گذشته کلی کار انجام داده و خودش را خسته کرده است.
کمکم همه مسافران پیاده شدند و زن تنها ماند ناگهان راننده فریاد زد :واژیرارد !
چون دید که زن تکان نخورد باز هم فریاد زد :وژیرارد!
زن نگاهی به راننده کرد و چون دید که غیر از او کسی دیگر در اتوبوس نیست مطمئن شد که مخاطب راننده اوست .راننده برای بار سوم فریاد زد :واژیرارد!
در این حال زن پرسید کجا هستیم ؟
مرد بتندی پاسخ داد :معلومه که ،ما در وژیرارد هستیم من بیست بار که گفتم!
زن پرسید : تا بلوار خیلی راه مانده است؟
مرد گفت ،کدام بلوار؟
خوب معلوم است منظورم بلوار ایتالیاست!
مرد گفت : خیلی وقت است که ما از آن رد شدیم !
زن گفت :اه !میشه شوهرم را صدا کنید
رانده گفت : شوهرتان!!؟؟کجا هست
زن گفت :خوب معلومه روی سقف اتومبیل!
راننده گفت : روی سقف اتومبیل! خیلی وقت است که دیگه کسی انجا نیست!
زن با ناراحتی گفت :چطور ممکن است ولی ما باهم سوار شدیم الان باید انجا باشد خوب نگاه کنید!
این بار راننده با درشتی گفت : بس کن کوچولو !یک مرد گم کردی توی خیابان ده تا می توانی پیدا بکنی بسه دیگه می توانید یک شوهر دیگه توی خیابان پیدا کنید !زود پیاده شو!
اشک از چشمان زن سرازیر شد و گفت اما آقا شما اشتباه می کنید من به شما نشان می دهم که شما اشتاه می کنید شوهر من یک کیف دستی بزرگ زیر بغلش بود.
راننده خندید و گفت :یک کیف بزرگ ! اه بله آن مرد خیابان مادلن پیاده شد به هر حال تفاوتی نمی کند اون شما را رها کرده است ها!ها
اتوبوس توقف کرد و زن در حالی که پیاده می شد بی اراده به سقف ماشین چشم دوخت اما کسی آنجا نبود!
زن با صدای بلند گریه می کرد دیگر برای او مهم نبود که کسی او را می بیند یا صدای گریه او را می شنود با خودش می گفت الان چکار باید بکنم!
بازرس اتوبوسرانی نزدیک شد و پرسید :چی شده؟
راننده با تمسخر کفت :شوهر این خانم اون را رهاش کرده و رفته!!
مرد دیگر گفت :مساله ای نیست به کارتان ادامه بدهید.و بر گشت.
زن بسیار آشفته بود بی هدف گام بر میداشت ودرک نمی کرد که چه اتفاقی برایش پیش افتاده است کجا برود ؟ چکار بکند ؟ چه اتفاقی برای شوهرش افتاده است؟ علت چنین اشتباه بزرگ ،فراموشی و تحقیر و حواس پرتی چی بود!!؟؟؟
دو فرانک داخل جیبش بود از چه کسی بایستی تقاضای کمک می کرد. ناگهان بیادش آمد که پسر عمویش معاون دفتر کشتیرانی انجاست.
تنها انقدر پول داشت که کرایه کالسکه را پرداخت کند با پرس و جو به آنجا را پیدا کرد و قتی که رسید پسر عموبارل داشت به اداره می رفت او هم مثل لابرومان کیف بزرگی زیر بغل داشت.
زن از کالسکه پیاده شد :
فریاد زد :هانری!
هانری با تعجب فراوان ایستاد و گفت:
ژن ! اینجا..تنها!؟؟ اینجا چکار می کنی ؟ از کجا می یید؟
زن با لکنت و در حالی که سیل اشک از چشمانش جاری بود گفت: شوهرم بطور ناگهانی گم شد!!
گم شد !!!کجا گم شد؟
روی سقف اتوبوس!
روی سقف اتوبوس؟ ،اوه
و زن در حالیکه گریه می کرد داستان را برای او شرح داد.
پسر عمو در حالیکه گوش میداد به فکر فرو رفته بود پرسید ؟
امروز صبح حالش خوب بود؟
بله!!
پول زیادی هم با خودش داشت؟
بله ،جهیزیه من!!!
جهیزیه تو !!!!؟همه اش؟
همه آن را ...میخواست پول دفتر وکالت را که خریده بود پرداخت کند.
خب دختر عمو جان ! شوهر تو الان سالم و سر حال در بلژیک می گردد!!!
زن هنوز از درک این واقعیت عاجز بود و با لکنت گفت؟شوهر من را شما می گوئید.!؟
من مطمئن هستم که او جهیزیه شما را ربوده و رفته .همین
ای بیچاره ...ای بدبخت ...وبعد در حالی که به شانه پسر عمویش تکیه کرده بود هق هق می گریست.
مردمی که در حال عبور بودند به آنها نگاه می کردند به همین خاطر پسر عمو او را تا ورودی خانه اش آرام پیش برد و بعد با گرفتن کمر او از پله ها بالا برد.
وقتی که خدمتکار مات وحیران در را باز کرد پسر عمو به او گفت:
سوفی ، به رستوران برو و دو تا ناهار سفارش بده من امروز به اداره نمی روم.
ترجمه از "خودم"
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Songs
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She is A lady ( Tom Jones ) Well she's all you'd ever want, |
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