UNE VEUVE.
G. de Maupassant
C'était pendant la saison des chasses, dans le château de Banneville. L'automne était pluvieux et triste. Les feuilles rouges, au lieu de craquer sous les pieds, pourrissaient dans les ornières, sous les lourdes averses.
La forêt, presque dépouillée, était humide comme une salle de bains. Quand on entrait dedans, sous les grands arbres fouettés par les grains, une odeur moisie, une buée d'eau tombée, d'herbes trempées, de terre mouillée, vous enveloppait; et les tireurs, courbés sous cette inondation continue, et les chiens mornes, la queue basse et le poil collé sur les côtes, et les jeunes chasseresses en leur taille de drap collante et traversée de pluie, rentraient chaque soir las de corps et d'esprit.
Dans le grand salon, après dîner, on jouait au loto, sans plaisir, tandis que le vent faisait sur les volets des poussées bruyantes et lançait les vieilles girouettes en des tournoiements de toupie. On voulut alors conter des histoires, comme il est dit en des livres; mais personne n'inventait rien d'amusant. Les chasseurs narraient des aventures à coups de fusil, des boucheries de lapins; et les femmes se creusaient la tête sans y découvrir jamais l'imagination de Schéhérazade.
On allait renoncer à ce divertissement, quand une jeune femme, en jouant, sans y penser, avec la main d'une vieille tante restée fille, remarqua une petite bague faite avec des cheveux blonds, qu'elle avait vue souvent sans y réfléchir.
Alors, en la faisant rouler doucement autour du doigt, elle demanda: «Dis donc, tante, qu'est-ce que c'est que cette bague? On dirait des cheveux d'enfant...» La vieille demoiselle rougit, pâlit; puis, d'une voix tremblante: «C'est si triste, si triste, que je n'en veux jamais parler. Tout le malheur de ma vie vient de là. J'étais toute jeune alors, et le souvenir m'est resté si douloureux que je pleure chaque fois en y pensant.»
On voulut aussitôt connaître l'histoire; mais la tante refusait de la dire; on finit enfin par la prier tant qu'elle se décida.
«Vous m'avez souvent entendu parler de la famille de Santèze, éteinte aujourd'hui. J'ai connu les trois derniers hommes de cette maison. Ils sont morts tous les trois de la même façon; voici les cheveux du dernier. Il avait treize ans, quand il s'est tué pour moi. Cela vous paraît étrange, n'est-ce pas?
«Oh! c'était une race singulière, des fous, si l'on veut, mais des fous charmants, des fous par amour. Tous, de père en fils, avaient des passions violentes, de grands élans de tout leur être qui les poussaient aux choses les plus exaltées, aux dévouements fanatiques, même aux crimes. C'était en eux, cela, ainsi que la dévotion ardente est dans certaines âmes. Ceux qui se font trappistes n'ont pas la même nature que les coureurs de salon. On disait dans la parenté: «Amoureux comme un Santèze.» Rien qu'à les voir, on le devinait. Ils avaient tous les cheveux bouclés, bas sur le front, la barbe frisée, et des yeux larges, larges, dont le rayon entrait dans vous, et vous troublait sans qu'on sût pourquoi.
«Le grand-père de celui dont voici le seul souvenir, après beaucoup d'aventures, et des duels et des enlèvements de femmes, devint passionnément épris, vers soixante-cinq ans, de la fille de son fermier. Je les ai connus tous les deux. Elle était blonde, pâle, distinguée, avec un parler lent, une voix molle et un regard si doux, si doux, qu'on l'aurait dit d'une madone. Le vieux seigneur la prit chez lui, et il fut bientôt si captivé qu'il ne pouvait se passer d'elle une minute. Sa fille et sa belle-fille, qui habitaient le château, trouvaient cela naturel, tant l'amour était de tradition dans la maison. Quand il s'agissait de passion, rien ne les étonnait, et, si l'on parlait devant elles de penchants contrariés, d'amants désunis, même de vengeance après les trahisons, elles disaient toutes les deux, du même ton désolé: «Oh! comme il (ou elle) a dû souffrir pour en arriver là!» Rien de plus. Elles s'apitoyaient toujours sur les drames du coeur et ne s'en indignaient jamais, même quand ils étaient criminels.
«Or, un automne, un jeune homme, M. de Gradelle, invité pour la chasse, enleva la jeune fille.
«M. de Santèze resta calme, comme s'il ne s'était rien passé; mais, un matin, on le trouva pendu dans le chenil, au milieu des chiens.
«Son fils mourut de la même façon, dans un hôtel, à Paris, pendant un voyage qu'il fit en 1841, après avoir été trompé par une chanteuse de l'Opéra.
«Il laissait un enfant âgé de douze ans, et une veuve, la soeur de ma mère. Elle vint avec le petit habiter chez mon père, dans notre terre de Bertillon. J'avais alors dix-sept ans.
«Vous ne pouvez vous figurer quel étonnant et précoce enfant était ce petit Santèze. On eût dit que toutes les facultés de tendresse, que toutes les exaltations de sa race étaient retombées sur celui-là, le dernier. Il rêvait toujours et se promenait seul, pendant des heures, dans une grande allée d'ormes allant du château jusqu'au bois. Je regardais de ma fenêtre ce gamin sentimental, qui marchait à pas graves, les mains derrière le dos, le front penché, et, parfois, s'arrêtait pour lever les yeux comme s'il voyait et comprenait, et ressentait des choses qui n'étaient point de son âge.
«Souvent, après le dîner, par les nuits claires, il me disait: «Allons rêver, cousine...» Et nous partions ensemble dans le parc. Il s'arrêtait brusquement devant les clairières où flottait cette vapeur blanche, cette ouate dont la lune garnit les éclaircies des bois; et il me disait, en me serrant la main: «Regarde ça, regarde ça. Mais tu ne me comprends pas, je le sens. Si tu me comprenais, nous serions heureux. Il faut aimer pour savoir.» Je riais et je l'embrassais, ce gamin, qui m'adorait à en mourir.
«Souvent aussi, après le dîner, il allait s'asseoir sur les genoux de ma mère. «Allons, tante, lui disait-il, raconte-nous des histoires d'amour.» Et ma mère, par plaisanterie, lui disait toutes les légendes de sa famille, toutes les aventures passionnées de ses pères; car on en citait des mille et des mille, de vraies et de fausses. C'est leur réputation qui les a tous perdus, ces hommes; ils se montaient la tête et se faisaient gloire ensuite de ne point laisser mentir la renommée de leur maison.
«Il s'exaltait, le petit, à ces récits tendres ou terribles, et parfois il tapait des mains en répétant: «Moi aussi, moi aussi, je sais aimer mieux qu'eux tous!»
«Alors il me fit la cour, une cour timide et profondément tendre dont on riait, tant c'était drôle. Chaque matin, j'avais des fleurs cueillies par lui, et chaque soir, avant de remonter dans sa chambre, il me baisait la main en murmurant: «Je t'aime!»
«Je fus coupable, bien coupable, et j'en pleure encore sans cesse, et j'en ai fait pénitence toute ma vie, et je suis restée vieille fille, -- ou plutôt non, je suis restée comme fiancée-veuve, veuve de lui. Je m'amusai de cette tendresse puérile, je l'excitais même; je fus coquette, séduisante, comme auprès d'un homme, caressante et perfide. J'affolai cet enfant. C'était un jeu pour moi, et un divertissement joyeux pour sa mère et pour la mienne. Il avait douze ans! Songez! qui donc aurait pris au sérieux cette passion d'atome! Je l'embrassais tant qu'il voulait; je lui écrivis même des billets doux que lisaient nos mères; et il me répondait des lettres, des lettres de feu, que j'ai gardées. Il croyait secrète notre intimité d'amour, se jugeant un homme. Nous avions oublié qu'il était un Santèze!
«Cela dura près d'un an. Un soir, dans le parc, il s'abattit à mes genoux et, baisant le bas de ma robe avec un élan furieux, il répétait: «Je t'aime, je t'aime, je t'aime à en mourir. Si tu me trompes jamais, entends-tu, si tu m'abandonnes pour un autre, je ferai comme mon père...» Et il ajouta d'une voix profonde à donner un frisson: «Tu sais ce qu'il a fait!»
«Puis, comme je restais interdite, il se releva, et se dressant sur la pointe des pieds pour arriver à mon oreille, car j'étais plus grande que lui, il modula mon nom, mon petit nom: «Geneviève!» d'un ton si doux, si joli, si tendre, que j'en frissonnai jusqu'aux pieds.
«Je balbutiais: «Rentrons, rentrons!» Il ne dit plus rien et me suivit; mais, comme nous allions gravir les marches du perron, il m'arrêta: «Tu sais, si tu m'abandonnes, je me tue.»
«Je compris, cette fois, que j'avais été trop loin, et je devins réservée. Comme il m'en faisait, un jour, des reproches, je répondis: «Tu es maintenant trop grand pour plaisanter, et trop jeune pour un amour sérieux. J'attends.»
«Je m'en croyais quitte ainsi.
«On le mit en pension à l'automne. Quand il revint l'été suivant, j'avais un fiancé. Il comprit tout de suite, et garda pendant huit jours un air si réfléchi que je demeurais très inquiète.
«Le neuvième jour, au matin, j'aperçus, en me levant, un petit papier glissé sous ma porte. Je le saisis, je l'ouvris, je lus: «Tu m'as abandonné, et tu sais ce que je t'ai dit. C'est ma mort que tu as ordonnée. Comme je ne veux pas être trouvé par un autre que par toi, viens dans le parc, juste à la place où je t'ai dit, l'an dernier, que je t'aimais, et regarde en l'air.»
«Je me sentais devenir folle. Je m'habillai vite et vite, et je courus, je courus à tomber épuisée, jusqu'à l'endroit désigné. Sa petite casquette de pension était par terre, dans la boue. Il avait plu toute la nuit. Je levai les yeux et j'aperçus quelque chose qui se berçait dans les feuilles, car il faisait du vent, beaucoup de vent.
«Je ne sais plus, après ça, ce que j'ai fait. J'ai dû hurler d'abord, m'évanouir peut-être, et tomber, puis courir au château. Je repris ma raison dans mon lit, avec ma mère à mon chevet.
«Je crus que j'avais rêvé tout cela dans un affreux délire. Je balbutiai: «Et lui, lui, Gontran?...» On ne me répondit pas. C'était vrai.
«Je n'osai pas le revoir; mais je demandai une longue mèche de ses cheveux blonds. La... la... voici...»
Et la vieille demoiselle tendait sa main tremblante dans un geste désespéré.
Puis elle se moucha plusieurs fois, s'essuya les yeux et reprit: «J'ai rompu mon mariage... sans dire pourquoi... Et je... je suis restée toujours... la... la veuve de cet enfant de treize ans.» Puis sa tête tomba sur sa poitrine et elle pleura longtemps des larmes pensives.
Et, comme on gagnait les chambres pour dormir, un gros chasseur dont elle avait troublé la quiétude souffla dans l'oreille de son voisin:
– N'est-ce pas malheureux d'être sentimental à ce point-là!
یـــک بـــــــــــیوه زن
این داستان در فصل شکار در قلعهُ بانویل (1) نقل شده بود پاییزی غم انگیز و پرباران بود برگهای سرخ به جای خش خش کردن زیر پاها ، در زیر رگبار باران شدید در درون رد چرخهای کالسکه در حال پوسیدن بودند .
جنگل تا آن جا که می توانست مانند یک حمام مرطوب بود دانه های زیادی زیر درختان بزرگ افتاده بودند. وقتی آدم وارد جنگل میشد از آن بوی کپک ،باران، گل ولای،علوفهُ خیس خورده و زمین مرطوب بر می خاست . مردان شکارچی با پشتی خمیده از سیل مداوم به همراه سگهای مغموم شان در حالی که دم هایشان را لای پاهایشان گذاشته بودند و موهایشان به دو طرف بدنشات چسبیده بود و زنان جوانی که لباس هایشان سراسر خیس بود هر روز عصر با روح و جسمی خسته بر می گشتند .
بعد از شام در سالن پذیرایی هر کسی مشغول بازی لوتو (2) بود بدون اینکه برای کسی خوشایند باشد در حالی که باد دیوانه وار در پیرامون خانه صفیر می کشید و بادنمای کهنه را مانند فرفره ای می چرخاند سپس آنها سعی کردند به نقل داستانی بپردازند همانطوری که در کتابها خوانده بودند اما هیچیک از آنها نمی تتوانستند چیزی سرگرم کننده و جالب از خود خلق کنند مردان از شلیک گلوله و قصابی خرگوشها می گفتند و زنان هم در حال کا وش مغز خود در جستجوی ایده های نو بودند بدون اینکه تصور خود از شهرزاد (3) را آشکار کنند.
آنها در آستانه دست کشیدن از این سرگرمی بودند که زن جوانی که از روی بطالت و بی کاری در حال نوازش ولمس دست عمه پیر هرگز ازدواج نکرده اش بود متوجه یک حلقه ساخته شده از موی بور در انگشت خاله پیرش شد او اغلب این حلقه را دیده بود بدون آنکه هرگز توجهی به آن نشان بدهد .
او با ملایمت به حلقه انگشت زد و گفت :خاله جان این حلقه چیست ؟بنظر می رسد که از موی بچه درست شده باشد.بانوی پیر سرخ شد و رنگش پرید و سپس با صدای لرزان گفت :خیلی غم انگیز است چنان غم انگیز که من هرگز دوست ندارم در باره آن صحبت کنم . همه بدبختی های من از این حلقه سر چشمه می گیرد. آن زمان من خیلی جوان بودم و خاطره آن برای من چنان دردناک است که هر بار که به آن می اندیشم اشکم سرازیر می شود.
همه بی درنگ خواستند که این داستان را بدانند اما بانوی پیر از بیان آن خوداری می کرد اما سرانجام بعد از آنکه آنها مدت زمان زیادی خواهش و تمنا کردند بانوی پیر تسلیم شد و داستان این است :
شما اغلب از من شنیده اید که در باره خانواده سانتز(4) ، خانواده ای که اکنون منغرض شده اند صحبت کرده باشم
من آخرین سه عضو مذکر این خانواده را می شناختم که هر سه آنها به یک شیوه مُردند و این مو به نفر سوم که
آخرین آنها هم بود تعلق دارد او سیزده ساله بود که من باعث مرگ او شدم من او را کشتم بنظر شما این امر عجیب می آید آیا اینطور نیست ؟
آه ! آنها خانواده ُ عجیبی بودند دیواته ،دیوانه و مفتون ،دیوانه عشق !از پدر گرفته تا پسر همه در عشق ورزی افراط کرده بودند عشقی که تمام وجود آنها را تسخیر کرده بود و آنها را مجبور به انجام کارهای دیوانه وار و وحشیانه می کرد آنها را به به شیفتگی و وابستگی دیوانه وار و حتی جنایت سوق می داد.
این امر ذاتی و فطری آنها بود با آنها زاده شده بود دلبستگی های شدید در بعضی قلبها هست شکارچیان طبیعت ذاتی مانند خدمتکاران ندارند یک ضربالمثل هست که می گوید " عاشق و دلباخته همچون سانتوزها " !
با نگاه کردن به آنها آدم متوجه این خصوصیت آنها می شد آنها همه موهایی موجدار و فر داشتند که روی ابروان آنها فرود آمد بود ریشی مجعد داشتند و چشمانی بسیار درشت که نگاه آنها بسیار متنفذ بود و تا اعماق آدم نفوذ می کردند با این حال آدم نمی توانست بگوید که چرا اینطوری هستند.
پدر بزرگ صاحب این مو ،که این آخرین یادگار اوست ،بعد از کلی ماجرا جوئی و دوئل و نبرد تن به تن ،گریختن با دختران و ربودن دختران در سن شصت سالگی بطور دیوانه واری عاشق دختر رعیتش شد من هر دوی آنها را می شناختم دختر ه بلوند ،رنگ پریده ، با نگاهی برجسته، با گفتاری آرام و صدایی ملایم چنان نجیب و لطیف بنظر می رسید که شخص او را با مریم مقدس اشتباه می گرفت.
پیر مرد اعیان او را به خانه خود برد و بزودی چنان شیفته و فریفتهُ او شد که حتی یک دقیقه هم بدون او قادر به زندگی نبود دختر و عروس پیر مرد که در این قلعه زندگی می کردند این امر را کاملا طبیعی می شمردند عشق در این خانواده یک رسم و سنت بود در ارتباط با شور و هیجان مفرط عشق هیچ چیز باعث شگفتی آنها نمی شد وقتی کسی از جدایی دو دلباخته از همدیگر برای آنها صحبت می کرد حتی اگر بخاطر خیانت یکی از آن دو این جدایی صورت گرفته باشد دختر و عروس با یک لحن می گفتند : اه ! چقدر آنها باید رنج کشیده باشند تا به این نقطه رسیده باشند و این تصمیم را گرفته باشند !همه همین بود مصیبت و تراژدی عشق باعث حزن و اندوه آنها می شد. ولی هرگز خشمگین نمی شند حتی هنگامی که دست به جنایت هم می زدند.!
در این حال ،روزی یک مرد جوان بنام موسیو دو گرادل (5) که برای شکار به آنجا دعوت شده بود با دختر جوان گریخت.!
موسیو دو سانتوز ابتدائ کملا آرامش خود را حفظ کرد انگار که هیچ اتفاقی نیفتاده است اما یک روز صبح او را در میان سگهایش یافتند در حالی که خود را به دار اویخته بود.!
پسرش هم در طی یک مسافرت به پاریس در سال 1841 بعد از اینکه توسط یک آوازه خوان ا ُپرا گول زده شد در یک هتل خود را به در آویخت.!
او یک پسر بچه 13 ساله ویک زن بیوه از خود بر جای گذاشت که آن زن بیوه به همراه پسرش به خانه پدری من آمدند در آن زمان ما در بریتون (6) زندگی می کردیم و من آن زمان 17 ساله بودم .او خاله من بود.
شما نمی توانید تصور کنید که بچه خانواده سانتوز چقدر شگفت آور و نسبت به سنش بزرگتر و پخته تر بود آدم خیال می کرد که تمام شور و هیجان و عشق و بلند پروازی این خانواده در این بچه انباشته شده است .او همیشه در عالم روُیا در میان ردیفهای نارون که از قلعه به جنگل منتهی می شد به تنهایی در حال قدم زدن بود من از پنجره اتاقم این پسر بچه احساساتی را که متفکرانه در حال قدم زدن بود می دیدم در حالی که دستانش را در پشتش قلاب کرده بود و با سری فرو افتاده را ه می رفت گاه گاهی می ایستاد و چشمانش را بالا می آورد انگار که می توانست چیزهایی را که برای سن او معمولا قابل درک نیست اما او می توانست ببیند و بفهمد.!
اغلب هنگام شام در غروبهای روشن به من می گفت : دختر خاله " اجازه بده بیرون برویم و خیال بافی کنیم " و ما با هم به پارک می رفتیم او ناگهان در جاهای بی درخت جنگل که توسط مهتاب روشن شده بود در مقابل من می ایستاد و دست من را میفشرد و می گفت : نگاه کن ! نکاه کن ! تو اما من را درک نمی کنی من این را احساس می کنم " ! اگر تو من را درک کنی ما خوشبخت خواهیم شد ! آدم باید عشق بورزد تا این را درک کند !سپس این پسر بچه که دیوانه وار من را دوست داشت می بوسیدم.
اغلب اوقات ، بعد از شام او روی زانوان مادرم می نشست ومی گفت خاله ،بیا ! چند داستان عاشقانه برای من تعریف کن ! و مادر من هم به شوخی افسانه های قدیم خانواده و همه ماجراجویی های پر شور وهیجان آور
نیا کانش که هزاران نفر آنها به راست یا دروغ وجود داشته اند تعریف می کرد همه این مردان به این مشهور بودند که عشق و زن نوازی باعث نابودی آنها شده بود.
بچه کوچک با شنیدن این داستانهای پر شور و ترسناک بلند می شد و گاهی دستانش را به هم می زد و می گفت " من هم ! من هم می دانم که چطور عشق بورزم حتی بهتر از همه آنها !
سپس او به یک روش پر شور و و حرارت و ترسناک از من خواستگاری کرد که این کار او از بس جالب بود همه به او خندیدند هر روز صبح من شاخه گلی دریافت می کردم که توسط او چیده شده بود و هر شب قبل از رفتن به رختخواب او دستان من را می بوسید و زمزمه می کرد که : من دوستت دارم .!
من مقصر بودم و خیلی هم مقصر بودم و پیوسته و مدام از آن می نالم و تمام عمر از این کارم پشیمان هستم من یک پیر دختر باقی ماندم و یا به عبارت دیگر من بعنوان نامزد بیوه او زندگی کرده ام .!
من با احسلسات پر شور و حرارت این پسر بچه سیزده ساله سرگرم می شدم من حتی او را تشویق می کردم من عشوه گر و طناز بودم و همانطوری که با مردان بزرگ عشوگری و طنازی می کردم با او هم همین کار را می کردم او را نوازش می کردم من این بچه را دیوانه کردم یک بازی و سرگرمی لذت بخش برای من و مادرش بود بخاطر داشته باشید که او فقط سیزده سال داشت چه کسی شور و احساسات او را جدی می گرفت من همانطوری که اومی خواست او را می بوسیدم حتی برای او نامه می نوشتم که این نامه ها توسط مادرانمان خوانده می شد و او با نامه های پر شور به من جواب میداد که من همه آنها را نگه داشته ام او ضمن اینکه خودش را یک مرد حساب می کرد تصور می کرد که عشق ما یک راز است اما ما فراموش کرده بودیم که او یک "سانتوز" است.
این جریان تا حدود یک سال ادامه یافت تا اینکه یک روز عصر در پارک او روی پای من افتاد و در حالی که دیوانه وار حاشیه لباس من را می بوسید تکرار می کرد که : من تو را دوست دارم ! من تو را دوست دارم ! من تو را برای همیشه دوست دارم ! اگر مرا فریب بدهی ! اگر به خاطر کسی دیگر من را ترک کنی ! من همان کاری را خواهم کرد که پدرم کرد ! و با صدایی خشن که لرزه بر اندام من افکند افزود : "آیا می دانید که او چکار کرد"!
من آنجا بهت زده ایستاده بودم او برخاست روی پنجه های پایش ایستاد تا بتواند به گوش من برسد چون من از او بلند قد تر بودم او نام کوچک من جونیوی (7) را با چنان لطافت ،شیرینی و لحن پر شوری بیان کرد. که لرزه بر اندامم افتاد من با لکنت گفتم : بیا تا برگردیم ،بیا تا برگردیم ! او هیچی نگفت و به دنبال من آمد اما وقتی که در حال بالا رفتن از پله های ایوان بودیم او مرا متوقف کرد و گفت : " اگر زمانی ،تو من را ترک کنی من خودم را خواهم کشت " !
این بار من متوجه شدم که تا چه حد من زیاده روی کرده بودم کاملا محتاط شدم یک روز او مرا بخاطر این رفتارم سرزنش کرد من گفتم "شما الان انقدر بزرگ هستید که شوخی نکنید و برای ابراز جدی عشق هنوز خیلی کوچک هستید.
من خیال می کردم که این کار من به قضیه پایان خواهد داد در فصل پاییز او به یک مدرسه شباته روزی فرستاده شد تابستان بعد که برگشت من نامزد شده بودم و می خواستم ازدواج کنم او فورا از این نامزدی اگاه شد و برای یک هفته چنان افسرده شد ودر خود فرو رفت که من کاملا نگران شدم.
صبح روز نهم وقتی که از خواب بیدار شدم یک صفحه کوچک کاغذ زیر در اتاقم دیدم آن را برداشتم و باز کردو و خواندم متن نوشته این بود : تو مرا ترک کردی ! و می دانید که من چی گفتم !مرگ ! مرگ آن چیزی است که تو مرا به آن محکوم کردید !! از آنجایی که من نمیخواهم توسط کس دیگری غیر از تو یافته بشوم به پارک بیا ! همان جایی که سال قبل من به تو گفتم دوستت دارم و سپس به بالا نگاه کن .!
فکر می کردم که دارم دیوانه می شوم با تمام سرعتی که می توانستم لباسم را پوشیدم و بطور دیوانه واری به سمت مکانی که در نامه ذکر کرده بود دویدم کلاه کوچک او روی زمین و میان گل ولای بود تمام طول شب باران باریده بود من سرم را بلند کردم و به بالا نکاه کردم یک چیزی در لابلای شاخ و برگها در حال نوسان بود چون باد به شدت می وزید .
بعد از این دیگر نمیدانم که چکار کردم ؟!! بایستی ابتدائ جیغ کشیده باشم سپس غش کرده باشم و به زمین افتاده باشم و سرانجام تا قلعه دویده باشم چیز دیگری که بخاطر می آورم این بود که من در میان رختخواب بودم در حالی که مادرم کنارم نشسته بود.
فکر می کردم که همه اینها یک کابوس وحشتناک بوده که در خواب دیده ام من با لکنت زبان گفتم : چه خبر از او ؟ چه خبر از او ؟ کونتران (8)؟ و من هیچ پاسخ نشنیدم ...حقیقت بود.
جرا ُت نداشتم که دو باره او را ببینم اما من از آنها درخواست یک طره از موهای او کردم همین ! همین است !
پیر دختر با اشاره نومید وار دست لرزانش را دراز کرد سپس چند بار بینی اش را پاک کرد و چشمانش را خشک کرد و ادامه داد :
من ازدواجم را بهم زدم بدون اینکه دلیل این انصراف را بگویم ! و من ،من برای همیشه نامزد آن پسر بچه سیزده ساله باقی ماندم . سپس سرش روی سینه اش افتاد و مدت زمانی طولانی گریست.
در حالی که مهمانان داشتند شب را به پایان می بردند پیر مرد قوی هیکلی که داستان پیر دختر او را کاملا مضطرب و نگران کرده بود در گوش بغل دستی اش زمزمه کرد که : "آیا این باعث تاسف و بدبختی نیست که آدم اینقدر احساساتی باشد."
1- Banneville. 2- loto 3- Schéhérazade 4 - Santèze
5- M. de Gradelle 6- Bertillon 7- Geneviève 8- Gontran
تــــــــــــــــــر جــــــــــــــــــمه از : خـــــــــــــــــــود م
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