CLAIR DE LUNE
G. de Maupassant
Il portait bien son nom de bataille, l'abbé Marignan. C'était un grand prêtre maigre, fanatique, d'âme toujours exaltée, mais droite. Toutes ses croyances étaient fixes, sans jamais d'oscillations. Il s'imaginait sincèrement connaître son Dieu, pénétrer ses desseins, ses volontés, ses intentions.
Quand il se promenait à grands pas dans l'allée de son petit presbytère de campagne, quelquefois une interrogation se dressait dans son esprit : "Pourquoi Dieu a-t-il fait cela ?" Et il cherchait obstinément, prenant en sa pensée la place de Dieu, et il trouvait presque toujours. Ce n'est pas lui qui eût murmuré dans un élan de pieuse humilité : "Seigneur, vos desseins sont impénétrables !" Il se disait : "Je suis le serviteur de Dieu je dois connaître ses raisons d'agir, et les deviner si je ne les connais pas."
Tout lui paraissait créé dans la nature avec une logique absolue et admirable. Les "Pourquoi" et les "Parce que" se balançaient toujours. Les aurores étaient faites pour rendre joyeux les réveils, les jours pour mûrir les moissons, les pluies pour les arroser, les soirs pour préparer au sommeil et les nuits sombres pour dormir.
Les quatre saisons correspondaient parfaitement à tous les besoins de l'agriculture ; et jamais le soupçon n'aurait pu venir au prêtre que la nature n'a point d'intentions et que tout ce qui vit s'est plié, au contraire, aux dures nécessités des époques, des climats et de la matière.
Mais il haïssait la femme, il la haïssait inconsciemment, et la méprisait par instinct. Il répétait souvent la parole du Christ : "Femme, qu'y a-t-il de commun entre vous et moi ?" et il ajoutait : "On disait que Dieu lui-même se sentait mécontent de cette oeuvre-là." La femme était bien pour lui l'enfant douze fois impure dont parle le poète. Elle était le tentateur qui avait entraîné le premier homme et qui continuait toujours son oeuvre de damnation, l'être faible, dangereux, mystérieusement troublant. Et plus encore que leur corps de perdition, il haïssait leur âme aimante.
Souvent il avait senti leur tendresse attachée à lui et, bien qu'il se sût inattaquable, il s'exaspérait de ce besoin d'aimer qui frémissait toujours en elles.
Dieu, à son avis, n'avait créé la femme que pour tenter l'homme et l'éprouver. Il ne fallait approcher d'elle qu'avec des précautions défensives, et les craintes qu'on a des pièges. Elle était, en effet, toute pareille à un piège avec ses bras tendus et ses lèvres ouvertes vers l'homme.
Il n'avait d'indulgence que pour les religieuses que leur voeu rendait inoffensives ; mais il les traitait durement quand même, parce qu'il la sentait toujours vivante au fond de leur coeur enchaîné, de leur coeur humilié, cette éternelle tendresse qui venait encore à lui, bien qu'il fût un prêtre.
Il la sentait dans leurs regards plus mouillés de piété que les regards des moines, dans leurs extases où leur sexe se mêlait, dans leurs élans d'amour vers le Christ, qui l'indignaient parce que c'était de l'amour de femme, de l'amour charnel ; il la sentait, cette tendresse maudite, dans leur docilité même, dans la douceur de leur voix en lui parlant, dans leurs yeux baissés, et dans leurs larmes résignées quand il les reprenait avec rudesse.
Et il secouait sa soutane en sortant des portes du couvent, et il s'en allait en allongeant les jambes comme s'il avait fui devant un danger.
Il avait une nièce qui vivait avec sa mère dans une petite maison voisine. Il s'acharnait à en faire une soeur de charité.
Elle était jolie, écervelée et moqueuse. Quand l'abbé sermonnait, elle riait ; et quand il se fâchait contre elle, elle l'embrassait avec véhémence, le serrant contre son coeur, tandis qu'il cherchait involontairement à se dégager de cette étreinte qui lui faisait goûter cependant une joie douce, éveillant au fond de lui cette sensation de paternité qui sommeille en tout homme.
Souvent il lui parlait de Dieu, de son Dieu, en marchant à côté d'elle par les chemins des champs. Elle ne l'écoutait guère et regardait le ciel, les herbes, les fleurs, avec un bonheur de vivre qui se voyait dans ses yeux. Quelquefois elle s'élançait pour attraper une bête volante, et s'écriait en la rapportant : "Regarde, mon oncle, comme elle est jolie ; j'ai envie de l'embrasser." Et ce besoin d'"embrasser des mouches" ou des grains de lilas inquiétait, irritait, soulevait le prêtre, qui retrouvait encore là cette indéracinable tendresse qui germe toujours au coeur des femmes.
Puis, voilà qu'un jour l'épouse du sacristain, qui faisait le ménage de l'abbé Marignan, lui apprit avec précaution que sa nièce avait un amoureux.
Il en ressentit une émotion effroyable, et il demeura suffoqué, avec du savon plein la figure, car il était en train de se raser.
Quand il se retrouva en état de réfléchir et de parler, il s'écria : "Ce n'est pas vrai, vous mentez, Mélanie !"
Mais la paysanne posa la main sur son coeur : "Que Notre-Seigneur me juge si je mens, monsieur le curé. J' vous dis qu'elle y va tous les soirs sitôt qu' votre soeur est couchée. Ils se r'trouvent le long de la rivière. Vous n'avez qu'à y aller voir entre dix heures et minuit."
Il cessa de se gratter le menton, et il se mit à marcher violemment, comme il faisait toujours en ses heures de grave méditation. Quand il voulut recommencer à se barbifier, il se coupa trois fois depuis le nez jusqu'à l'oreille.
Tout le jour, il demeura muet, gonflé d'indignation et de colère. A sa fureur de prêtre, devant l'invincible amour, s'ajoutait une exaspération de père moral, de tuteur, de chargé d'âme, trompé, volé, joué par une enfant ; cette suffocation égoïste des parents à qui leur fille annonce qu'elle a fait, sans eux et malgré eux, choix d'un époux.
Après son dîner, il essaya de lire un peu, mais il ne put y parvenir ; et il s'exaspérait de plus en plus. Quand dix heures sonnèrent, il prit sa canne, un formidable bâton de chêne dont il se servait toujours en ses courses nocturnes, quand il allait voir quelque malade. Et il regarda en souriant l'énorme gourdin qu'il faisait tourner, dans sa poigne solide de campagnard, en des moulinets menaçants. Puis, soudain, il le leva, et, grinçant des dents, l'abattit sur une chaise dont le dossier fendu tomba sur le plancher.
Et il ouvrit sa porte pour sortir ; mais il s'arrêta sur le seuil, surpris par une splendeur de clair de lune telle qu'on n'en voyait presque jamais.
Et comme il était doué d'un esprit exalté, un de ces esprits que devaient avoir les Pères de l'Église, ces poètes rêveurs, il se sentit soudain distrait, ému par la grandiose et sereine beauté de la nuit pâle.
Dans son petit jardin, tout baigné de douce lumière, ses arbres fruitiers, rangés en ligne, dessinaient en ombre sur l'allée leurs grêles membres de bois à peine vêtus de verdure ; tandis que le chèvrefeuille géant, grimpé sur le mur de sa maison, exhalait des souffles délicieux et comme sucrés, faisait flotter dans le soir tiède et clair une espèce d'âme parfumée.
Il se mit à respirer longuement, buvant de l'air comme les ivrognes boivent du vin, et il allait à pas lents, ravi, émerveillé, oubliant presque sa nièce.
Dès qu'il fut dans la campagne, il s'arrêta pour contempler toute la plaine inondée de cette lueur caressante, noyée dans ce charme tendre et languissant des nuits sereines. Les crapauds à tout instant jetaient par l'espace leur note courte et métallique, et des rossignols lointains mêlaient leur musique égrenée qui fait rêver sans faire penser, leur musique légère et vibrante, faite pour les baisers, à la séduction du clair de lune.
L'abbé se remit à marcher, le coeur défaillant, sans qu'il sût pourquoi. Il se sentait comme affaibli, épuisé tout à coup ; il avait une envie de s'asseoir, de rester là, de contempler, d'admirer Dieu dans son oeuvre.
Là-bas, suivant les ondulations de la petite rivière, une grande ligne de peupliers serpentait. Une buée fine, une vapeur blanche que les rayons de lune traversaient, argentaient, rendaient luisante, restait suspendue autour et au-dessus des berges, enveloppait tout le cours tortueux de l'eau d'une sorte de ouate légère et transparente.
Le prêtre encore une fois s'arrêta, pénétré jusqu'au fond de l'âme par un attendrissement grandissant, irrésistible.
Et un doute, une inquiétude vague l'envahissait ; il sentait naître en lui une de ces interrogations qu'il se posait parfois.
Pourquoi Dieu avait-il fait cela ? Puisque la nuit est destinée au sommeil, à l'inconscience, au repos, à l'oubli de tout, pourquoi la rendre plus charmante que le jour, plus douce que les aurores et que les soirs, et pourquoi cet astre lent et séduisant, plus poétique que le soleil et qui semblait destiné, tant il est discret, à éclairer des choses trop délicates et mystérieuses pour la grande lumière, s'en venait-il faire si transparentes les ténèbres ?
Pourquoi le plus habile des oiseaux chanteurs ne se reposait-il pas comme les autres et se mettait-il à vocaliser dans l'ombre troublante ?
Pourquoi ce demi-voile jeté sur le monde ? Pourquoi ces frissons de coeur, cette émotion de l'âme, cet alanguissement de la chair ?
Pourquoi ce déploiement de séductions que les hommes ne voyaient point, puisqu'ils étaient couchés en leurs lits ? A qui étaient destinés ce spectacle sublime, cette abondance de poésie jetée du ciel sur la terre ?
Et l'abbé ne comprenait point.
Mais voilà que là-bas, sur le bord de la prairie, sous la voûte des arbres trempés de brume luisante, deux ombres apparurent qui marchaient côte à côte.
L'homme était plus grand et tenait par le cou son amie, et, de temps en temps, l'embrassait sur le front. Ils animèrent tout à coup ce paysage immobile qui les enveloppait comme un cadre divin fait pour eux. Ils semblaient, tous deux, un seul être, l'être à qui était destinée cette nuit calme et silencieuse ; et ils s'en venaient vers le prêtre comme une réponse vivante, la réponse que son Maître jetait à son interrogation.
Il restait debout, le coeur battant, bouleversé ; et il croyait voir quelque chose de biblique, comme les amours de Ruth et de Booz, l'accomplissement d'une volonté du Seigneur dans un de ces grands décors dont parlent les livres saints. En sa tête se mirent à bourdonner les versets du Cantique des Cantiques, les cris d'ardeur, les appels des corps, toute la chaude poésie de ce poème brûlant de tendresse.
Et il se dit : "Dieu peut-être a fait ces nuits-là pour voiler d'idéal les amours des hommes."
Et il reculait devant ce couple embrassé qui marchait toujours. C'était sa nièce pourtant ; mais il se demandait maintenant s'il n'allait pas désobéir à Dieu. Et Dieu ne permet-il point l'amour, puisqu'il l'entoure visiblement d'une splendeur pareille ?
Et il s'enfuit, éperdu, presque honteux, comme s'il eût pénétré dans un
19 octobre 1882
مهتاب
دومو پاسان
ترجمه : از خودم
نام نظامی پدر مارینان (1) کاملا یک اسم با مسمی و مناسب او بود او کشیشی بلند قامت ،لاغر اندام ،متعصب ،زود رنج و در عین حال درستکار بود. همه اعتقاداتش ثابت بودند هرگز تغییر نمی کردند او صادقانه معتقد بود که خدایش را شناخته و برنامه ها وآمال ونیات خدا را فهمیده است !
وقتی که او با گامهای بلند و استوار در میان باغ کوچک خانه کشیش بخش که به او تعلق داشت راه می رفت معمولا این سئوال را از خودش می پرسید : "چرا خدا این کار را انجام داده است ؟" او همیشه خو را در جای خدا قرار می داد وبطور ثابت پاسخ سئوال را می یافت او هرگز از مسیر فروتنی و دینداری خارج نشدو طغیان و نافرمانی نکرد می گفت : ای خدای بزرگ ! راه تو بدون خلل و نقص است .
او به خودش می گفت : من خادم خدای بزرگ هستم بنابراین این حق من است که علت رفتارهای الهی را بدانم و در صورتی که ندانم آن را حدس بزنم !
به نظر او هر موجودی در طبیعت با هماهتگی قابل ستایش و منطقی مطلق خلق شده بود. و "چراها " و " زیراها " همواره در حالت توازن بودند سپیده دم برای این خلق شده بود که بیداری ما در بامداد مطبوع و دلپذیر باشد و روزها برای پخته شدن محصولات کشاورزی و باران برای مرطوب کردن ،غروب برای آماده شدن خواب شبانگاهی و تاریکی شب برای خوابدن و آرامش خلق شده بودند .
چهار فصل در ارتباط و هماهنگی کامل برای نیاز کشاورزان آفریده شده بودند و هرگز این شک بر کشیش غلبه نکرد که طبیعت هیچ نیت و منظوری نداشته است .بلکه بر عکس هر چیزی که در طبیعت موجود می باشد باید در مطابقت کامل با نیازهای مبرم فصول ،آب و هوا و مواد باشد.
اما کشیش از زنان متنفر بود .بی اختیار و ناخوداگاه از زنان متنفر بود و بطور غریزی زن را حقیر می شمرد او همواره گفته های عیسی مسیح را تکرار می کرد که " زن ! من با تو چکار باید بکنم ! " او ممکن بود به این جمله بیفزاید که :بنظر می رسد که خدا خودش از این کارش - آفرینش زن – ناراضی بوده است .! او –زن – وسوسه کننده و اغواگر است ! زن بود که اولین مرد را گمراه کرد و از آن زمان تا کنون مشغول این کار لعنتی اش می باشد .موجودی ضعیف و خطرناک که بطور آسرار آمیزی دیگران را تحت تاثیر ونفوذ خود قرار می دهد !کشیش نه تنها از بدن گناه آلود زن بیزار بود از قلب عاشق پیشه آنها هم نفرت داشت .
او گاهی احساسات و عواطف زنان را نسبت به خودش حس کرده بود و با وجود اینکه میدانست آسیب ناپذیر است غالبا از این احتیاج به عشق و دوست داشتن که همواره در زنان در نوسان بود خشمگین می شد .
بنا براعتقاد او هدف منحصر خدا از آفرینش زن وسوسه کردن و آزمایش مردان بوده است .معتقد بو که انسان نباید بدون اقدامات احتیاط آمیز دفاعی و ترس از به دام افتادن به زن نزدیک شود او –زن – در واقع شبیه یک دام است و با لب های گشوده و بازوان دراز کرده به سوی به سمت مردان ، کاملا مثل یک تله عمل می کند.!!
او غیر از راهبه ها برای هیچ زن دیگری مسامحه و اغماضی نداشت تنها اعمال و رفتار راهبه ها را غیر تهاجمی قلمداد می کرد ولی در عین حال کشیش با آنها هم سختگیر بود چون احساس می کرد که در اعماق قلب خاشع و متواضع آنها نیز محبت و احساسات لطیف عاشقانه همیشگی به روشنی در حال سوختن است محبتی که حتی به او که یک کشیش بود نیز نشان می دادند.
واین عشق ومحبت لعنتی را حتی در عین سربه راهی ،با لحن و صدای آرام آنها وقتی که با او صحبت می کردند و در چشمان فرو افتاده آنها ودر پس اشکهای آنها وقتی که سرزنششان می کرد میتوانست احساس کند.او هنگامه خروج از در جبه اش را تکان می داد و می رفت و طوری قدم بر می داشت که انگار از یک خطر جدی در حال پرواز بود.
او یک خواهر زاده داشت که با مادرش در یک خانه کوچک نزدیک او زندگی می کردند کشش مصمم بود که از این دخترک یک راهبه بسازد او دخترکی زیبا ،کم عقل ،بی پروا و شوخ بود وقتی که کشیش موعظه می کرد او می خندید و زمانی که کشیش نسبت به او عصبانی می شد دختر کشیش را درآغوشش می کشید و او را به سمت قلبش آورد در حالی که کشیش ناخودآگاه تلاش می کرد تا خود را از این وضعیت برهاند وضعیتی که او را سر شار از لذت پدرانه می کرد وحس غریزی خفته پدر بودن را در اعماق وجود او بیدار می کرد حسی که در هر مردی هست .
اغلب اوقات که دخترک با دایی کشیشش در راه روستا قدم می زدند کشیش از خدا با دخترک حرف می زد از خدای خودش ! دخترک به او گوش نمی داد بلکه به اطراف خود و به آسمان و گلها و گیاهان می نگریست انسان می توانست لذت زندگی را در چشمان دخترک که برق می زد ببیند . بعضی اوقات او به سمت جلو خیز بر می داشت تا یک موجودی را که در حال پرواز بود بگیرد . و وقتی که آن را می گرفت فریاد میزد : دایی نگاه کن ! چه قدر زیباست ، من می خواهم آن را در آغوش بگیرم ! و این میل و اشتیاق به " در آغوش گرفتن " پرواز و شکوفایی ...باعث نگرانی ،تشویش و خشم کشیش می شد کشیش میدید همین چیزهای جزیی باعث جوانه زدن آن عشق و محبت ریشه کن ناشدنی در دل زنان می شود و این موجب برافروختگی و خشم او می شد.
ناگهان روزی فرا رسید که همسر ساکریستان ( 2) که مستخدم خانه کشیش بود با احتیاط به او گفت که خواهر زاده اش معشوق دارد !
کشیش با شنیدن این خبر تکان دهند نزدیک بود خفه شود !آنجا ایستاده بود در حالی که صورتش پوشیده از کف صابون بود چون که در حال تراشیدن صورتش بود .بعد از آنکه فرصت کافی یافت تا به خود بیاید وافکارش را منسجم کند با صدای بلند فریاد زد : این حقیقت ندارد ! تو داری دروغ می گویی ملانی (3)...
اما زن روستایی دستش را روی قلبش گذاشت و گفت : خداوند من را مجازات کند اگر دروغ بگویم ! من به شما می گویم که هر شب بعد از اینکه خواهرتان به خواب می رود دختر به آنجا می رود ، آنها همدیگر را در ساحل رودخانه ملاقات می کنند کافی است شما بین ساعت 10 تا نیمه شب آنجا بروید تا آنها را ببینید !
کشیش دست از تراشیدن چانه اش برداشت و با تهور شروع به راه رفتن به سمت پایین و بالا کرد همان کاری را که او موقع تفکر جدی می کرد انجام می داد وقتی که دوباره شروع به تراشیدن صورتش کرد سه بار بین بینی و گوشش را خراشید و زخم کرد !
تمام طول روز او خاموش بود اما عصبانی و خشمگین ! چون علاوه بر بر نفرت کشیش وار او از این عشق شکست ناپذیر و رام نا شدنی ،پدر روحانی بودن او و سر پرستی او توسط یک دختر فریب داده و به بازی گرفته شده بود و احساسا ت خودخواهانه پدری که دختر او بدون اجازه شوهری را علیرغم میل آنها برای خودش بر گزیده بود او راعصبانی تر می کرد !
بعد از شام کشیش سعی کرد تا کمی مطالعه کند اما نتوانست بیشتر و بیشتر عصبانی شد و قتی که ساعت ده بار نواخته شد و ساعت 10 را اعلام کرد کشیش چوب دستی اش را برداشت چوب دستی محکمی که از جنس بلوط بود و کشیش عادت داشت که در راهپیمایی های شبانه که برای دیار بیماران می رفت با خود می برد او در حالی که چوب دستی بزرگ را در حالت تهدید آمیزی در مشت محکم روستایی وارش تکان می داد لبخندی زد ! سپس ناگهان چوب دستی را بلای سر برد و دندانهایش را بهم سایید و محکم بر روی میز فرود آورد و میز را شکست و روی کف اتق ریخت .
کشیش در را گشود تا بیرون برود ولی در آستانه در توقف کرد نور با شکوه ماه او را مبهوت وحیرت زده کرد همان درخشندگی فوق العاده ای که بندرت دیده می شود !
و از آنجا که به او هم احساسات طبیعی اهدا شده بود که همه این رویا هایی شاعرانه هم در او هست پدر کلیسا از این رویاهای شاعرانه و حالت روحی روی بر گرداند ودر آن شب پریده رنگ و زیبا وآرام روانه شد .
در باغچه کوچک هر چیزی غرق در نور بود درختان میوه اش به ردیف سایه شاخه های افترا آمیزشان را بر زمین افکنده بودند در حالیکه پیچک های بزرگ به دیوارهای خانه چسبیده بودند و شیرینی نشاط آوری را از خود متصاعد می کردند و جو گرم مهتابی را از یکنوع عطر مطبوع پر کرده بود ند.
کشیش شروع به کشیدن نفسهای عمیق کرد او طوری هوا را فرو می داد که یک آدم دائم الخمر شراب ناب را ..!
و به آهستگی شروع به راه رفتن کرد در حالی که کاملا شاد و شگفت زده بود و تقریبا خواهر زاده اش را فراموش کرده بود .
به محض این که از باغ خارج شد ایستاد و خیره به دشتی که توسط امواج نور ماه نوازش می شد نگاه کرد در حالی که غرق در محبت و سست و بی حال از جذابیت شب آرام و بی صدا بود .هر لحظه صدای کوتاه و فلزی جیر جیرک به گوش می رسید و بلبل های دور دست نت های پراکنده شان را درفضا رها می کردند . موسیقی سبک و مرتعشی که شخص را بدون تفکر به رویا می برد . موسیقی ساخته شده برای بوسه ها و فریندگی مهتاب ....!
کشیش دوباره شروع به راه رفتن کرد در حالی که قلبش ضعف می رفت و او دلیل این امر را نمی دانست بنظر می رسید که او ضعیف شده باشد درماندگی نا گهانی...!می خواست بنشیند و آنجا استراحت کند به فکر فرو رفت و خدا را برای کار هایش ستایش کرد .
کمی آن سو تر در امتداد جنبش رودخانه کوچک یک ردیف درخت تبریزی بود یک مه عالی و غبار سفید رنگی که از طریق آنها پرتوهای ماه عبور می کردند و به آن پرتوها رنگ نقرهای می دادند و باعث تلالو آنها می شدند پیرامون و بالای کوه هم مه آویزان بود که پیچ و خم های جریان آب را با نوعی نور و کتان شفاف پوشانده بود
کشیش یکبار دیگر ایستاد در حالی کهروح او غرق در یک شور و گرمی و محبت غیر قابل مقاومتی بود .
و یک شک ،یک احساس مبهم تشویش و نگرانی سراپای او را فرا گرفت او در حال پرسیدن یکی از آن سئوالات بود که بعضی اوقات او از خودش می پرسید ." چرا خدا این را ساخته است ؟"از آنجا که شب برای خواب ،بی خبری ،استراحت و فراموشی همه چیز مقرر شده است چرا خدا آن را جذاب تر و دلرباتر از روز قرار داده است ملایم تر از سپیده دم وغروب !؟و چرا این سیاره اغوا کننده در شب شاعرانه تر است تا در آفتاب و روز ! به نظر می رسد که چنین مقرر شده است و تا اشیاء را چنان با ظرافت غرق نور ماه بگرداند که برای نور و روشنایی روز آسرار آمیز است تاریکی که تا این اندازه شفاف است !!
چرا بزرگترین پرندگان آوازه خوان و خوش الحان مانند سایر پرندگان در شب خاموش نیستند و الحان زیبا و دل انگیزشان را در شب اسرار آمیز بیرون می ریزند !؟؟؟
چرا این نیم پرده –شب- بر جهان فرو افکنده می شود !؟ چرا این ارتعاش تار و پود قلب ها ،این احساسات درونی ،و این سست شدن بدن ها در شب اتفاق می افتد !؟ چرا این نمایش دلربایی ها و فریفتگی ها ! که آدمها آن را نمی بینند چون در رختخواب هایشان خفته اند !برای چه کسی این منظر عالی و مافوق انسانی مقرر شده است این فراوانی شعر که از آسمان و عرش بر زمین نازل شده از پی چیست !!؟؟
و پدر روحانی نمی توانست بفهمد.
اما ببین ! آنجا در حاشیه چمنزار در زیر طاق درختان غرق در نور مه دو نفر دو سایه شانه به شانه هم در حال راه رفتن هستند.!
مرد کمی قدش بلند تر بود و دستش را دور گردن زن حلقه کرده بود و گاه به گاه بر پیشانی او بوسه می زد آنها به این مکان جان و حیات بخشیده بودند تو گویی دست خدا آنها را آنجا قرار داده بود . دو نفر بنظر یک تن می رسیدند ! هستی، شب هنگام برای آنها ساکت و آرام شده بود .و آنها به صورت یک پاسخ زنده به سوی کشیش می آمدند پاسخی که خدای کشیش در جواب سئوال هایش برای او فرستاده بود .!
کشیش بی حرکت ایستاد قلب او می تپید کاملا نا آرام بود چنین بنظرش می رسید که آیاتی از کتاب انجیل در برابر او گشوده شده است مانند عشق روت ( 4) و بوز (5) ..کامل و پایدار خداست خدا !!همچون داستانهای شکوهمند که کتاب های مقدس باز گو می کنند !آیات غزل ،غزلیات در گوش او شروع به خواندن کرد نیاز به شور و محبت ...تمام جنبه های شاعرانه این شعر لبریز از شور و سر مستی است .!
کشیش با خودش گفت شاید خدا شب را آفریده تا در پوشش شب عشق آدمی را به مرحله ایده آل برساند .!
کشیش منقلب و پریشان خاطر در مقابل این زوج در آغوش هم که به او نزدیک می شدند ایستاده بود .!مخصوصا که یکی خواهر زاده او بود !اما اکنون حس می کرد که نباید از دستور خدایش سر پیچی کند و خدا شاید این عشق را اجازه داده چون همه شواهد پیرامون حاکی از این امر است.!
کشیش پریشان و در عین حال شرمسار از آنجا گریخت . انگار که او بدون اجازه وارد معبدی شده بود که حق ورود به آنجا را نداشت .!
-1 l'abbé Marignan 2- sacristain 3-Mélanie 4 – Ruth 5- Booz
kaarevaan Shahraam Naazeri
